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Deux silhouettes dans le couchant du soleil d'été... [PV Sagesse des Saisons]

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« L'éternelle Flamme de ce fow... »
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MessageSujet: Deux silhouettes dans le couchant du soleil d'été... [PV Sagesse des Saisons] Dim 16 Aoû - 12:55
Doux Crépuscule


Doux crépuscule, ombre nocturne, danseras-tu un jour au milieu des bois ? Chaque soir je t'observe dans cet espoir, les yeux brillant d'excitation. Alors tu me souris, fais mine de t'approcher et puis te dérobes, t'enfuis tel un voleur, un masque moqueur sur ton visage d'obscurité. Et à chaque fois, je fais la moue, baisse la tête et me détourne en silence, déçu de m'être encore laissé avoir. Pourquoi ne viens-tu donc pas à moi ? Ferais-je donc si peur, moi, le chat domestique ? Ah, quelle ironie ! Je suis le chat le moins effrayant de toutes les contrées qu'il m'a été donné de traverser ! Serais-tu donc si farouche qu'il te soit trop dur de m'aborder ? Mais tu ne l'es pas suffisamment pour m'ignorer, puisque tu me nargues avec ton air narquois. Alors quoi ? Est-ce donc simplement un jeu ? Te joues-tu seulement de mes espoirs ? Non, je n'ose y croire. Personne n'est suffisamment mauvais pour cela, surtout pas toi, douce seconde irréelle entre le jour et la nuit, la lumière et l'obscurité.

Et pourtant, j'ai beau t'observer, silencieux dans les ténèbres naissants, tu me souris, t'éloignes sans un mot. Et encore une fois, tu danses dans le lointain, caressant mon pelage de tes couleurs chatoyantes, l'embrasant de mille feux, mais toujours si loin de ma personne, comme si tu craignais quelque piège. Mais je ne suis pas vicieux, voyons. Ma parole est d'honneur ; je ne trahirais jamais personne sans bonne raison. Et je n'en ai aucune à te trahir toi, prince des ténèbres et maîtres des couleurs.

Pourtant, je reste là, immobile, assis sur l'un des murs des ruines, bien droit, observant le lointain. Je n'ai aucune envie de rentrer, même si je devrais. Le Lieutenant fera bien son travail, et je doute d'être mandé ce soir-même. Et pourquoi retourner là-bas ? Je ne sers plus à rien. Je ne suis qu'une ombre, un pittoresque reflet de mon ancienne personne. Et ce, depuis ce jour où Étoile d'Automne a déboulé dans le camp pour m'annoncer la pire des nouvelles qui puisse être : Poison Versatile a disparu. Simplement, sans laisser de traces. Et nous l'avons cherché ! Bien sûr, et dans chaque recoin de nos territoires respectifs, des territoires neutres et même, à l'aide d'espions, sur ceux des autres. Mais il n'y a pas la plus petite preuve du passage de la douce. Envolée, la demoiselle. Me laissant seul, avec une nouvelle perte, une nouvelle sorte de deuil à gérer. Et bien que je ne manque pas tout à fait à mes devoirs de chef, je ne suis plus le même, et les autres félins, compréhensifs, ne s'attardent pas à me déranger, allègent même mon travail. Si bien que je n'ai plus guère à faire. Et la nuit... Mon sommeil est hanté de cauchemars et de terreurs nocturnes. Je n'en ai parlé à personne, bien sûr : je ne veux pas les inquiéter davantage. Mais voilà bien longtemps que je n'ai pas connu un véritable repos. Et je suis là, à repenser à tout ça dans le soleil couchant, silhouette sombre se détachant sur le feu du ciel, toutefois flamboyante de mille éclats. Je suis ridicule, n'est-ce pas ? Je baisse la tête. Au fond, c'est bien ça, je suis pathétique. Je ne fais que perdre les gens que j'aime, toujours, inlassablement. Qu'ai-je donc fait pour mériter cela ? Je lève les yeux au ciel, priant doucement pour que le Clan des Étoiles me fasse un signe, me redonne un peu d'espoir me permettant de deviner si Poison Versatile pourrait encore être en vie... Mais rien ne vient. Et lorsque je me reconcentre sur l'horizon, sans un bruit, je sais que je n'ai plus qu'à attendre, à compter sur moi-même et moi seul. Parce que c'est là mon destin, ma tragique monotonie : attendre, espérer le retour d'un être cher qui ne reviendra jamais.

Chassant ces pensées, je me perds dans la contemplation du lointain, du crépuscule et des paysages. Mais bientôt, sans bouger, sans même paraître l'avoir remarqué, je déclare d'une voix calme, sans me retourner vers mon interlocuteur :

- Eh bien, toi qui m'observe à quelques pas, ose donc t'avancer et prendre la parole, au lieu de rester ainsi dans mon dos tel un voleur.

Ce n'est qu'à ce moment-là que, lentement, je tourne la tête, juste assez pour observer du coin de l'oeil une chatte du Clan de l'Eau Vive. Mmh... Malgré ma grande amitié envers Étoile d'Automne et donc une bonne entente entre les deux clans, je ne la connais pas, ou du moins, son nom m'échappe. Une petite féline au pelage de blanc, de roux et de noir vêtu, dont les yeux verts luisent des reflets du couchant. Je ne prends pas la peine de sourire, de lui montrer ma sympathie : je n'ai plus cette force-là. Je n'ai plus la force de me montrer gentil, amical au risque de me faire des amis et devoir les perdre, eux aussi. Seule la neutralité se peint sur mes traits, si ce n'est une petite touche de tristesse, une lueur de regret au fond de mes yeux sauvages, au couleur des forêts les plus lointaines. Elle ne me paraît pas vraiment hostile, toutefois, je reste prudent, bien que je détourne le visage pour revenir au paysage, attendant qu'elle s'avance, se présente, me rejoigne sur le mur de pierre. Attendant quelque chose, n'importe quoi. Quel qu'il soit.

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MessageSujet: Re: Deux silhouettes dans le couchant du soleil d'été... [PV Sagesse des Saisons] Dim 16 Aoû - 17:35
Doux Crépuscule    

      Ce n'était pas une journée comme les autres. Sagesse des Saisons avait énormément travaillé pour satisfaire son clan malgré la chaleur de cet été. Elle n'avait pas arrêté une seconde : apporter de l'eau aux anciens, chercher des remèdes aux plus faibles avec l'aide de la guérisseuse. Même si ce n'était pas son rôle, elle n'aimait pas se prélasser tranquillement au soleil et elle détestait encore plus ce qui le faisait. Je suis une guerrière oui ou non ?! Se dit-elle en allant rejoindre la tanière des guerriers emportant une musaraigne dans sa gueule. Le soir approchait vainement... La femelle tricolore resta contempler le soleil qui se déclinait sur l'horizon dans sa couche, roulé en boule sur elle même, sans camarade pour venir lui faire la conversation. Tout était calme, aucun nuage ne cachait le ciel. Le temps passait. Elle regarda les guerriers revenir de patrouilles, ceux-ci allèrent déposer leurs proies sur le tas de gibiers. Ce soir elle ne devait pas se rendre en patrouille. Elle aurait du simplement se reposer pour mener une patrouille frontalière à l'aube. Seulement, ses membres n'étaient pas engourdis de fatigue et la douceur de l'air lui donnèrent quelques envies de s'éclipser dans la nature.

      En chemin, elle passa devant un groupe de chat de son clan qui chassait sous le crépuscule. Sagesse des Saisons les salua d'un signe de tête puis repartit avec un vif battement de queue. Personne n'objecta. Ils étaient habitués à ce que cette jeune féline aille seule dans la forêt s'isoler et celle ci était habituée à les voir mais elle ne se montrait que très peu courtoise avec ses congénères. Son itinéraire, elle ne le connaissait pas. Elle ne prévoyait jamais à l'avance ou elle allait aller. Mais ce soir, le soleil pointait un peu plus que les autres jours vers les ruines. Ses ruines étaient celles de vielles habitations en pierre au centre d'un bosquet verdoyant. Ponctué de pause, son voyage se poursuivit paisiblement à travers les herbes denses et les odeurs bienfaisantes de la forêt.

Elle arriva en trottinant vers le lieu qu'elle ne connaissait que très peu. Tout de suite elle fut charmée par le calme qui y régnait et la chaleur qu'il y faisait. La dernière foi qu'elle se trouvait ici avait été lors de son apprentissage, avec son mentor. Le soleil présent lançait des reflets rosés sur la roches grise des vielles demeures. Un sentiment d'exploratrice pénétra son cœur et la petite femelle se mit à bondir avec agilité et furtivité entre les mures pittoresques. Pour une foi elle se sentit heureuse, loin de tout son clan... Quand tout à coup, celle-ci se figea, stoïque.

- Eh bien, toi qui m'observe à quelques pas, ose donc t'avancer et prendre la parole, au lieu de rester ainsi dans mon dos tel un voleur.

      Sagesse des Saisons fit volte-face.  Les paroles entendues lui glacèrent le sang. Elle n'observait personne pourtant ! L'individu avait du l'entendre escalader les façades de ces ruines... Oh moi qui pensait être si discrète, pensa t-elle en son fort intérieur. Celle-ci se dirigea à quelques pas de ce mystérieux son et s'aperçu qu'il était question du chef du Clan des Arbres. Un très grand matou dont les muscles ressortaient sous son magnifique pelage roux flamboyant. Sous le soleil du soir, son pelage paraissaient être fait entièrement de flamme. Ce matou lui décocha un mince regard de côté mais elle ne distingua pas entièrement son visage. Il semblait être ici depuis très longtemps, contemplent l'horizon. De plus il semblait être pensif, voir triste; son cœur devait être bouleversé. Sagesse des Saisons n'en était pas sur, mais elle ressentait un mal être envers ce majestueux félin. Que dire ? Ce n'était pas tous les jours qu'on s'adressait à un chef adverse, pensa t-elle. Pour parler, son regard se fixa dans la direction de l'astre rouge. Sa tête n'était ni haute, ni basse car elle ne voulait pas montrer un statut inférieur ni supérieur. Sans réfléchir pour ne pas perdre temps ni montrer sa timidité elle lança sur un ton plutôt froid et grave : 

- Et si je m'y oppose ? N'avons nous plus le droit de se balader en territoire neutre désormais ?

Sa voix avait été dur, mais après tout, n'était-ce pas le caractère naturel cette chatte. Même si c'était un chef, elle ne vit pas pourquoi elle aurait du se montrer plus courtoise elle lui. Montrant tout de même qu'elle ne refusait pas le dialogue, son regard obliqua pour se poser sur le corps de Etoile du Rubis Enflammé, car tel était son nom; et attendit un geste voire une réponse de celui-ci.
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MessageSujet: Re: Deux silhouettes dans le couchant du soleil d'été... [PV Sagesse des Saisons] Dim 16 Aoû - 18:27
Ton choix.


Est-ce cela qui me pend au nez ? Attendre, éternellement attendre tout et rien à la fois ? Attendre le retour d'êtres aimés, le signe d'une victoire quelconque ou celui d'un dernier soupir d'un des miens ? Toutefois, je me rends bien vite compte que ce n'était pas le regard de la chatte que je sentais posé sur moi. Non, ce n'était que celui d'un hibou, non loin. Ah... Pauvre matou qui ne sait même plus différencier ses ressentis... Suis-je donc à jamais perdu dans mon néant, dans cette blessure suintante qui s'ouvre et se rouvre au fond de mon être ? Suis-je donc éternellement condamné à en griffer les bords par tous les moyens ? Je baisse les yeux sur le sol, quittant le paysage des yeux. Mais sa réponse, déjà, m'arrache à mes sombres pensées d'un ton froid et grave, voire même dur :

- Et si je m'y oppose ? N'avons nous plus le droit de se balader en territoire neutre désormais ?

Hum... Si, bien sûr. Mais aurais-je pu la laisser gambader seule dans mon dos sans y prêter attention ? Cela aurait été bien déplacé et peu digne d'un Chef, si elle m'avait surpris la première. Et peut-être qu'au fond, j'espérais qu'une petite discussion m'arracherait aux tréfonds des noires abysses de mon âme. Alors, sans me départir de ce qu'on prétendait être une noblesse naturelle, je réponds, toujours sur le même ton calme, sans sembler avoir remarqué son ton froid :

- Dans ce cas, c'est ton choix, et il n'appartient qu'à toi. Toutefois, qu'aurais-tu pensé si tu m'avais surpris sans que je n'aie rien dit ? Il aurait été déplacé et bien peu aimable de ma part d'agir ainsi.

À nouveau, je tourne la tête pour l'observer, pensif, interrogateur peut-être. Mais ce mouvement est lent, comme s'il m'avait coûté, comme si je n'avais plus la force de me mouvoir. Et comme pour prouver cette idée, je reste parfaitement immobile, bien que l'ancien moi aurait agité la queue et se serait levé pour faire face et continuer sur d'autres paroles. Mais je me tais, simplement. Si sa présence me distrait quelque peu, je ne veux pas sympathiser avec elle. Premièrement parce que, bien que je doute que cela puisse advenir, je n'aurais aucune pitié sur un champ de bataille s'il se trouvait que nous soyons adversaires, ensuite parce que j'ai tendance à croire que tous mes proches finissent trop facilement par mourir, s'enfuir ou disparaître. Et je ne veux plus causer de tort. J'en en marre, simplement, de toujours être au milieu de tout, d'être une éternelle cause... Baissant les yeux, je me détourne à nouveau, dissimulant ma peine en me perdant dans l'horizon.

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MessageSujet: Re: Deux silhouettes dans le couchant du soleil d'été... [PV Sagesse des Saisons] Dim 16 Aoû - 20:49
Le félin roux avait baissé la tête vers le sol. Pour montrer de nouveau son mal être ? Sagesse des Saisons avait elle dit quelque chose de mal, quelque chose de choquant à ses yeux... Non, pas vraiment, à part son mauvais caractère quotidien, elle n'avait rien fait. Et si cela venait de son caractère justement. Après tout, ce matou du Clan des Arbres ne lui avait rien fait durant son enfance, alors devait-elle se montrer aussi négative avec lui ? Peut être devrait elle se montrer un peu plus clémente avec lui qui avait l'air dévasté. De plus, c'était un chef, il devait avoir un esprit sage sans doute. La petite femelle attendit patiemment la réponse du félin qui devait être en pleine réflexion apparemment. Réfléchir ? A quoi ? Mais celui-ci ne tarda pas à répondre :

- Dans ce cas, c'est ton choix, et il n'appartient qu'à toi. Toutefois, qu'aurais-tu pensé si tu m'avais surpris sans que je n'aie rien dit ? Il aurait été déplacé et bien peu aimable de ma part d'agir ainsi.

      Sa voix était calme, ni hachurée, ni triste, ni trop mélodieuse. Le juste milieu. Aussi, le son que sa gueule produisait calma quelque peu la rage que Sagesse des Saisons possédait envers ses camarades du Clan de L'Eau Vive. Elle s'intéressa à  ses paroles; si elle même avait détecté la présence d'un chat derrière elle, celui-ci aurai passé un sale quart d'heure, mais toujours dans le respect du code guerrier, se dit-elle. Déranger Sagesse des Saisons, déranger la meilleure guerrière était une chose impardonnable pour elle. Oui, il avait sans doute eu raison de la prévenir de sa présence. Et de plus, ce chat avait l'air courtois, et un félin courtois, peu importe le clan, saluait ses congénères comme celui ci le montrait. La femelle tricolore poursuivit le dialogue d'un ton peut être plus doux, mais sa voix extrêmement froide pour son âge ne changea guère, à son grand malheur. Pourrai elle devenir plus gentille avec quelqu'un maintenant qu'elle était devenue guerrière ?

- En effet, tu as raison. Mais seulement me saluer aurait été préférable. Nous sommes ennemis, si cela peut t'aider à te rafraichir la mémoire.

      Ses paroles prononcées lui plaisait. Elles évoquaient qu'elle et ce félin étaient et resteraient ennemis jusqu'à la fin des temps, car souvent on pouvait l'oublier. Sagesse l'avait toujours su, de nombreux chats se voyaient en dehors de leur territoire, mais jamais elle ne le ferrait. Ces chats là étaient encore plus imbéciles que ce qui bronzaient encore à cette heure là dans le camp sans travailler. Et puis que dirait le Clan des Etoiles ? soupira la jeune féline en son fort intérieur. Elle espérait que le chat du Clan des Arbres ne lui posent pas trop de questions sur sa vie personnelle, ni qu'il lui demande de se présenter. Et surtout... Quelle insupportassion aurait été pour elle si ce mâle avait commencé à parler de sa vie ou de lui même. J'en ai rien à faire de lui ?! Même si il est triste et blablabla ce n'est qu'un chat ennemi après tout ! grogna son cœur. Elle attendit sa tirade, scrutant le matou sans un geste.
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MessageSujet: Re: Deux silhouettes dans le couchant du soleil d'été... [PV Sagesse des Saisons] Mar 18 Aoû - 17:01
Alliés.


La chatte du Clan de l'Eau Vive sembla pensive, tandis que, silencieux, j'attendais, observant le lointain, tentant de me faire une raison, d'oser me lever pour lui faire face et continuer cette discussion dans les règles de la courtoisie. Mais je ne peux pas. Je n'en ai pas la force, le courage. Alors je reste immobile, perdu à jamais dans le néant de mon coeur déjà trop piétiné. La Guerrière répond bientôt, plus calme peut-être, d'un ton un peu plus doux me semble-t-il. Toutefois, je ne m'en montre pas attentif, peu m'importe, à présent, l'image que je dégage de ma personne et si un matou m'apprécie ou pas. Tout le monde dans cette forêt connait l'histoire du Chat Domestique, devenu Chef du Clan des Arbres, et cela plaisait trop peu souvent.

- En effet, tu as raison. Mais seulement me saluer aurait été préférable. Nous sommes ennemis, si cela peut t'aider à te rafraichir la mémoire.

Quelle insolence... Si je suis chef, ce n'est pas parce que j'ai exterminé la moitié de mon Clan, que croit-elle ? Je connais le code du Guerrier sur le bout des pattes, et peut-être même au-delà. Je ne suis pas devenu Chef par un simple coup de tête du Clan des Étoiles, voyons. Enfin, passons. De toute évidence, je n'ai pas le coeur à m'en vexer ou même m'en préoccuper plus. Pourtant, il me faut bien répondre. Mais que dire ? Il n'y aurait certainement pas de Guerre entre le Clan des Arbres et celui de l'Eau Vive, étant donné qu'Étoile d'Automne était l'un de mes derniers amis. Tiens, encore une chose désastreuse dans mon histoire : je n'ai guère d'amis. Personne ne voudrait traîner avec un Chat des villes. Et il semblerait que j'aie quelque chose en ma personne qui me fasse paraître un peu trop solitaire. Enfin, passons, là n'est pas le sujet. J'entreprends donc de répondre, toujours sur mon ton calme et mélodieux, mais sans aucun excès, à la juste mesure.

- Nos Clans sont toutefois alliés, et bien qu'Étoile d'Automne soit mon plus grand ami, je n'aurai aucune pitié si une guerre devait avoir lieu. Aucune discussion ne saurait remettre en question mon honneur, et je doute qu'il en soit différemment pour toi.

Oui, et cela se voyait rien qu'à son ton, à son air et à ses paroles. C'était une Guerrière loyale et fidèle et personne ne pourrait remettre en question l'heureux élu de ses allégeances. Et en un sens, mes derniers mots sonnaient comme un compliment, toutefois, loin de moi l'idée de la flatter. Je dis ce qu'il en est, faisant valoir la vérité avant la parole elle-même. Parce que je suis comme ça. Éternellement. À jamais. Blessé ou pas.

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MessageSujet: Re: Deux silhouettes dans le couchant du soleil d'été... [PV Sagesse des Saisons] Mar 18 Aoû - 18:44

Une lueur de tuerie



Sagesse des Saisons attendit la réponse du félin qui se fit attendre. Encore dans ses pensées ce matou ! J'espère qu'au moins les assemblées de son clan sont un peu plus toniques car je vais m'endormir à cette allure là. Elle continua de scruter le matou. Ses yeux cillèrent de bas en haut, non pas pour admirer le matou, mais plutôt pour le dévisager; oui, observer ce chat qui lui semblait anormal... Enfin, sa réponse arriva, toujours avec la même voix. Cette voix calme agaçait la femelle. Il n'y avait pas de mal dans les propos d'Etoile du Rubis Enflammé, mais ses paroles faisaient comme un écho mielleux dans le cœur de pierre de la jeune tricolore.

- Nos Clans sont toutefois alliés, et bien qu'Étoile d'Automne soit mon plus grand ami, je n'aurai aucune pitié si une guerre devait avoir lieu. Aucune discussion ne saurait remettre en question mon honneur, et je doute qu'il en soit différemment pour toi.

La femelle hoqueta et sa duveteuse queue blanche fouetta violement l'air. Sans aucune réflexion :

- Alliés ?! gronda t-elle en pénétrant dans une furie qui envahit tout son maigre corps
Nous ne sommes pas alliés ! Notre chef n'a jamais été ton ami ! Un chef est loyal envers son clan, comment oses-tu dire qu'un chat puisse être ami avec un meneur adverse ?

Sagesse des Saisons marqua une courte pause pour avaler sa salive, ainsi que sa rage sans doute. Ses poils colorés s'étaient déjà levés haut sur son dos et sa nuque, montrant la fureur qui émergeait de ses entrailles. Elle voulait le provoquer. Ah provoquer ces mâles, quelle plaisir ultime pour cette chatte. Et là, il s'agissait d'un chef en plus. Mais elle gardait ses distances, nuls combat de devait avoir lieu. Même si cette femelle savait qu'elle était extrêmement agressive envers quiconque, elle savait arrêter son agacement au bon moment pour ne pas en arriver au conflit physique. Elle poursuivit, folle, mais avec une haine toujours présente :

- Ah mais je sais ... S'écria t-elle d'une voix orgueilleuse et un léger sourire au coin de sa gueule présentant ses petits crocs.

Monsieur est tout triste car il souhaiterait être ami avec tout le monde... Solitaires ? Et même domestiques -dit-elle d'une voix sarcastique- ? Chats des autres Clans ?
Mais les autres, eux, ne veulent pas de toi ? Est-ce ça qui te tracasse ? Eux suivent le code du guerrier ! Reprit la jeune en fronçant les sourcils.

Son sang brûlait dans ses veines. Ses pupilles dilatées montraient la joie. Mais quelle joie ? La joie du combat ! La joie d'avoir la possibilité d'avoir le sang de ce mâle couler entre ses canines. La joie de sentir ce liquide écarlate se rependre sur les pierres de cet étrange lieu. Ah ce bonheur intense pour cette féline. Elle espérait que ce magnifique chat roux allait pourfendre l'air de ses griffes acérées pour se jeter gueule béante sur le petit corps de Sagesse des Saisons. Que les crocs de ce mâle allaient à tout moment pénétrer le poitrail ou la gorge de la femelle... Et qu'une bataille allait grandir entre ces deux individus. L'idée qu'il lui réponde par une simple phrase avait quitté son esprit. Seul la bagarre et la vue sanguinaire régnait dans ses pensées.
La défaite ? Sagesse des Saisons ne la connaissait pas. Du moins elle ne voulait pas y penser. Elle se serait battue avec vigueur, quitte à mourir, car sa devise était de ne jamais perdre espoir.

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MessageSujet: Re: Deux silhouettes dans le couchant du soleil d'été... [PV Sagesse des Saisons] Mer 19 Aoû - 9:44
Leçon de Vie.


Elle ne réfléchit pas, la féline. Son sang ne fait qu'un tour tandis qu'elle hoquette, sa queue fouettant l'air. Eh bien, qu'avais-je donc dit de si déplacé ? Je me maudis en silence, attendant que l'orage éclate dans ce regard vert. Et cela ne tarde pas, d'ailleurs, tout comme l'on peut s'y attendre venant d'une chatte aussi peu réfléchie et impulsive. Elle gronde, haineuse :

- Alliés ?! Nous ne sommes pas alliés ! Notre chef n'a jamais été ton ami ! Un chef est loyal envers son clan, comment oses-tu dire qu'un chat puisse être ami avec un meneur adverse ?

Je l'écoute, ne dis rien. Je refuse de croire à ses paroles, je sais le matou fidèle à son Clan autant que sincère envers moi. Je ne suis pas du genre à me laisser avoir si facilement, tomber dans quelque piège décemment tendu, quel qu'il soit. Non, Étoile d'Automne est bel et bien mon ami et ce, pour deux raisons : c'est presque un frère pour Poison Versatile (c'est d'ailleurs elle qui me l'a présenté), et c'est un félin plein d'honneur, de sagesse et de grandeur d'âme. Il ne saurait me mentir sans en éprouver quelque remord et moi le déceler. En conclusion, la chatte du Clan de l'Eau Vive ne cherche qu'à me provoquer. Et j'avoue que cela pourrait m'énerver... si j'avais eu la force de tout cela. Je la laisse continuer, silencieux, sans la regarder :

- Ah mais je sais ...

Je devine son air triomphal, son sourire en coin autant que je perçois l'orgueil dans sa voix. Je n'y prête guère attention.

- Monsieur est tout triste car il souhaiterait être ami avec tout le monde... Solitaires ? Et même domestiques ? Chats des autres Clans ? Mais les autres, eux, ne veulent pas de toi ? Est-ce ça qui te tracasse ? Eux suivent le code du guerrier !

Une voix sarcastique, arrogante, sûre d'elle. Une voix qui fait malgré moi hérisser mon pelage. Comment ose-t-elle... ? Mais ce n'est pas de colère, non. Ses paroles ont touchées un point sensible en parlant ainsi de ma tristesse. Parce qu'elle ne sait rien. Et ne veut pas savoir. Elle se permet de juger les autres sans en connaître leur histoire, à peine rencontrés, à peine dévoilés. Elle se permet d'essayer de me piétiner pour son seul plaisir. Mais je ne tomberai pas dans le piège.

Lentement, sans la regarder, je me lève du haut de mon mur, longe l'arrête pour me mettre face à elle, calme, étonnamment calme. Silencieux comme une ombre, mais le regard sombre. Pas de colère, plus vraiment de la tristesse. Un mélange de dégoût, d'impuissance et de douleur. Parce que ce n'est là que tout ce qu'elle m'inspire. Pas de haine, pas de rage, juste une certaine pitié. Parce qu'elle se sent obligée de me provoquer pour une raison que j'ignore. Parce que pour cela, elle ne peut qu'user du peu, trop peu, qu'elle connait de moi.

- Plaît-il ? Que comptes-tu faire exactement, en tentant ainsi de me provoquer ?

Je l'observe, ma queue battant un instant l'air en signe de désapprobation. Je sais bien que je n'ai pas à lui faire la morale ou quoi que ce soit, mais ce n'était pas mon rang de Chef qui me donnait le droit de lui répondre. C'était mon honneur, pur et simple, et ma volonté de la comprendre et, si possible, de l'aider. Parce que personne ne devrait avoir à être comme elle, sur la défensive. Car c'est bien là où elle se trouve.

- Tes paroles sont belles, mais il en manque toute la sagesse et la connaissance qui devraient les précéder. Tu ne sais rien de moi, de mon histoire ou des raisons de ma tristesse. Pas plus que, apparemment, sur Étoile d'Automne, ton propre chef.

Je marque une pause, plissant à peine les yeux. Au fond, qui suis-je en train de défendre ? Moi ou mon ami ? Je chasse ces songes pour poursuivre :

- Pourquoi donc te permets-tu tant d'insolence, te plaçant sur la défensive ? Je conçois bien qu'il peut en aller de l'honneur de ton Clan et la loyauté de ton chef, mais tous savent que jamais je ne les remettrai en question. Je ne me permets pas quelque jugement que ce soit, tu sais. Parce que je suis bien conscient de ne pas tout savoir et tout détenir.

Je l'observe, calme, éternellement calme. Ah, le rouquin qui aime tant parler, si peu se battre... Sérieusement, le combat, à quoi sert-il ? À éprouver la force de l'autre ? Désigner un vainqueur ? Mais pourquoi donc ? Pourquoi ne pas simplement discuter des choses qui nous opposent et les régler ainsi ? Non, décidément, la violence et moi, nous sommes deux êtres bien distincts. Mais ce n'est pas pour autant que je ne saurais en venir aux griffes si besoin.

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MessageSujet: Re: Deux silhouettes dans le couchant du soleil d'été... [PV Sagesse des Saisons] Jeu 20 Aoû - 16:13

Retour vers la sagesse.




     Après avoir fait tempêter sa colère sur le mâle, elle attendit calmement sa réponse. Tout de même, Sagesse des Saisons avait remarqué qu'elle avait touché un point sensible chez celui-ci; puisque que son pelage s'hérissa. Peut être même avait-elle lancé un début colère chez cet animal roux. C'est alors qu'il se releva du mur sur lequel il était assis précédemment. Puis, au grand étonnement de la jeune femelle, le chat alla se poster juste devant elle. Il l'a regarda les yeux dans les yeux. Son allure n'était pas du tout agressive mais plutôt posée... mais elle était contradictoire à son regard, plutôt sombre : pas de tristesse cette foi -du moins presque pas- , c'était une autre chose que la féline n'arriva pas à trouver.  Était-il énervé comme le souhait Sagesse des Saisons ? Elle aurait bien aimé.

- Plaît-il ? Que comptes-tu faire exactement, en tentant ainsi de me provoquer ?

Son ton était toujours le même, intacte au premier. Il parlait calmement et distinctement, comme un chef devait le faire. Mais sa queue battait l'air. Était-ce nerveux ou était-ce encore une foi de la colère envers la jeune femelle tricolore ? Celle-ci ne su que répondre, heureusement la suite de la tirade du matou ne s'arrêtait pas là. Il poursuivit :

- Tes paroles sont belles, mais il en manque toute la sagesse et la connaissance qui devraient les précéder. Tu ne sais rien de moi, de mon histoire ou des raisons de ma tristesse. Pas plus que, apparemment, sur Étoile d'Automne, ton propre chef.

La femelle décida de ne pas s'énerver devant le chef. Elle resta assise devant de lui. L'expression de son petit visage tricolore montrait celle d'une chatte calme, ouverte à la conversation. Celle-ci ne chercha pas à partir. Il est vrai qu'après tout, elle l'avait sans doute mal jugé en affirmant que ce meneur faisait ami-ami avec tous les félins qu'il côtoyait. Aussi, elle ne chercha pas plus amplement à parler de sa tristesse, chose qui ne l’intéressait pas. Mais la phrase qu'il avait ajouté sur Étoile d'Automne l'avait terriblement choqué. Notre chef nous cache t-il des choses ? Pourquoi deux chefs seraient ils aussi proche ? Complotaient-ils des attaques ensemble ?  En effet deux chats, qui plus est, deux meneurs n'avaient pas à être aussi proche. Était-il parents ? La chatte n'en savait rien. Leurs pelages étaient d'un roux quasiment identique pourtant ! Et s'ils...

- Pourquoi donc te permets-tu tant d'insolence, te plaçant sur la défensive ? Je conçois bien qu'il peut en aller de l'honneur de ton Clan et la loyauté de ton chef, mais tous savent que jamais je ne les remettrai en question. Je ne me permets pas quelque jugement que ce soit, tu sais. Parce que je suis bien conscient de ne pas tout savoir et tout détenir.

Cette parole coupa sa réflexion sur les deux rouquins. Oui, il était vrai que Sagesse des Saisons avait fait preuve d'insolence envers ce chef, mais après tout, elle ne cherchait qu'a le provoquer. D'ailleurs, elle du acquiescer pour montrer la vraisemblance de tels propos. De plus, il tenait de sage propos ce félin.

Peut être me trouves-tu insolente et provocatrice mais en aucun cas j'ai voulu l'être envers toi. Je dis simplement ce que je pense, cher chef du Clan des Arbres. Mentit la chatte sous les yeux du mâle qui continuait de la scruter dans un calme magistral.

Son ton était un peu hautain Voilà de simple parole, mais elle ne voulait pas parler de son chef avec Étoile du Rubis Enflammé; cette histoire, elle la règlerait seule avec son propre chef car c'était un devoir de savoir ce qu'il se tramait dans les coulisses de son clan natal. Elle ne souhaita pas non plus le re-provoquer. A quoi bon ? C'était un chef valeureux après tout, et elle savait qu'il aurait toujours adopté une posture sereine et un discours calme; en plus de sa sombre tristesse... Et oui, ce n'était pas un jeune chat fougueux près à se battre pour n'importe quelle petite raison. Sagesse des Saisons s'arrêta donc sur ces quelques phrases pour laisser l'autre parler de nouveau.


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MessageSujet: Re: Deux silhouettes dans le couchant du soleil d'été... [PV Sagesse des Saisons] Dim 23 Aoû - 12:55
Un Nom ?


Elle reste calme, assise au bas du mur, m'écoutant en silence. Où est donc passée sa colère de toute à l'heure ? Eh bien, pour un chat lunatique, je crois en avoir un exemple sous les yeux. Toutefois, je suis conscient que mes paroles pourraient la surprendre, concernant Étoile d'Automne. Non, je sais que celui-ci ne cache rien à son Clan, mais la manière dont la Guerrière en avait parlé laissait supposer qu'elle connaissait mal le rouquin, le prenant pour ce qu'il n'était pas. L'idée qu'il puisse me leurrer et mentir sur notre amitié l'ayant effleurée en est bien la preuve. Pourtant, j'ai continué sans discourir davantage sur ce sujet, peu désireux de devoir définir les raisons de mon amitié envers le Chef rival.

Je chasse ces songes, attendant une réponse, une réaction, reprenant place assise du haut du mur, enroulant ma queue autour de mes pattes. On pourrait croire que mon pelage brille lui-même des éclats du soleil, colorant à lui seul le ciel de reflets oranges, rouges et or, mais ce n'est qu'une illusion du fait de ma position. Toutefois, cela m'aurait bien plu, tiens.

- Peut être me trouves-tu insolente et provocatrice mais en aucun cas j'ai voulu l'être envers toi. Je dis simplement ce que je pense, cher chef du Clan des Arbres.

Non. Elle mentait. Cela se flairait à des kilomètres et, pourtant, je ne dis rien. Son ton est hautain, fier peut-être. Masque ? Leurre ? Je ne saurais le dire. Alors je ne dis rien, garde le silence, bien content, toutefois, qu'elle ait adopté un comportement plus calme et serein. Pourtant, je me sens bien obligé de relever de ma voix calme, interrogatrice :

- Si tu ne voulais pas l'être envers moi, pourquoi avoir tenu pareils propos ? Tu te contredis toi-même, très chère. Toutefois, passons, je sens bien que tu ne souhaites pas continuer sur ce sujet.

J'agite les moustaches, pensif, comme pour me départir de quelques réflexions au-dit sujet. Préférant donc trouver une autre conversation avant de m'en retourner à mon Clan, je demande, un peu curieux je dois dire. Mais puisqu'elle connait mon identité, pourquoi ne devrais-je pas connaître la sienne ? Je souhaite juste un nom à mettre sur ce visage.

- Dis-moi... Sans vouloir t'importuner, puis-je au moins savoir à qui ai-je l'honneur ?

Simplement, sans plus de cérémonies. En aurait-il fallu ? Je sais bien que les amitiés inter-clan sont à proscrire à tout prix, mais je ne compte pas faire d'elle mon amie. Quelque chose me dit que, de toute façon, ce n'est pas au terme de cette rencontre que je la considérerais comme tel, quoi qu'il arrive. Je m'attache peut-être un peu trop vite, mais j'ai des limites, surtout quand le souvenir de Poison Versatile me hante. Oh, Poison Versatile... Je disais qu'Étoile d'Automne ne cachait rien à son Clan. Eh bien, peut-être était-ce un tout petit peu trop exagéré, car ma relation avec la chatte blanche avait été passée sous silence, elle. Par pure précaution et par honneur de tout un chacun.

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MessageSujet: Re: Deux silhouettes dans le couchant du soleil d'été... [PV Sagesse des Saisons] Lun 24 Aoû - 21:24

Une haine bien présente.




   Le matou gardait cette même position sous les doux rayons du soleil du soir qui réchauffaient leurs pelages. Bientôt la nuit arriverait, l'air se refroidirait sous le nouvel astre nocturne. Mais peut importe... La nuit. Le jour. La femelle tricolore s'en moquait. Le mâle ne répondis pas tout de suite. Réfléchissait-il ? Ou ne répondait-il pas par simple flemmardise ? Sagesse des Saisons était impatiente. Finalement il déclara calmement :
   
- Si tu ne voulais pas l'être envers moi, pourquoi avoir tenu pareils propos ? Tu te contredis toi-même, très chère. Toutefois, passons, je sens bien que tu ne souhaites pas continuer sur ce sujet.

Pourquoi avoir tenu de tel propos ? Ce chat ne se rendait absolument pas compte qu'on ne parlait pas aussi gentillement à un félin ennemi !
Sagesse des Saisons voulu rétorquer violemment pour qu'il comprenne cela une bonne foi pour toute. C'était une jeune femelle après tout, elle possédait cette fougue et non cette sagesse. L'emploi du mot "très chère" la fit frissonner. Ses crocs se serrèrent fort dans sa gueule. Ses griffes se refermèrent dans le sol. Ou donc est passé cette haine envers l'ennemi ?. Mais le grand mâle roux, après avoir agité quelque peu ses moustaches s'écria avec compassion :

- Dis-moi... Sans vouloir t'importuner, puis-je au moins savoir à qui ai-je l'honneur ?    

De mieux en mieux ! Le meneur adverse voulait faire connaissance avec Sagesse des Saisons ? Elle ne se trompait donc pas. Le but d'Étoile du Rubis Enflammé était bien d'être ami avec les autres clans... Ami ? Ou Alliés ? Peut importe... La jeune femelle caractérielle s'enquit de lui répondre.

Peut m'importe le sujet que nous traitons. Je m'en moque.  dit t-elle en haussant légèrement les épaules et en redressant sa tête.
Elle voulait qu'il comprenne, non par l'agression cette foi ci, mais par le calme. Mais son habitude fut la même. Une voix grave rempli de froideur et de haine envers l'ennemi.  

Puis-je au moins de dire que nous sommes ennemi. Nous formons cinq clans, se faisant la guerre depuis des myriades de générations. Pourquoi me parler avec ce calme ? C'est la haine qui doit faire rage au plus profond de nos cœurs. Cette haine envers l'adversaire. Pourquoi souhaites-tu me connaitre si c'est pour que je décède des futures blessures que tu m'auras infligé durant un combat ?  

Elle ravala sa salive pour poursuivre quelques mots qui allaient chlorent cette conversation.

Certains chats pensent pouvoir avoir des amis dans d'autres clans. Soit, même si cela n'ai pas conseillé par le Clan des Étoiles. Mais cela n'est pas dans mon optique...  

Sur ceux, la femelle dépassa le chef du Clan des Arbres pour prendre le chemin du retour. Mais elle ne s’élança pas directement dans la forêt... Elle voulait entendre les dernières paroles du félin. Du fait de cela, son pas fut excessivement lent, tellement lent que s'il avait voulu, le rouquin aurait facilement pu la dépasser...  

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MessageSujet: Re: Deux silhouettes dans le couchant du soleil d'été... [PV Sagesse des Saisons] Mer 2 Sep - 15:20
Solitude.


Son sang n'a fait qu'un tour, ses griffes se sont plantées dans le sol et son pelage s'est hérissé. Ses dents se sont serrées dans sa gueule, mon être profond a soupiré. Et la voilà déjà qui réplique, me foudroyant du regard :

- Peu m'importe le sujet que nous traitons. Je m'en moque.

Tu m'en diras tant, tiens. Tu prouves le contraire, pourtant, en réagissant de la sorte. Je reste imperturbable, l'écoutant en silence.

- Puis-je au moins de dire que nous sommes ennemi. Nous formons cinq clans, se faisant la guerre depuis des myriades de générations. Pourquoi me parler avec ce calme ? C'est la haine qui doit faire rage au plus profond de nos cœurs. Cette haine envers l'adversaire. Pourquoi souhaites-tu me connaitre si c'est pour que je décède des futures blessures que tu m'auras infligé durant un combat ? Certains chats pensent pouvoir avoir des amis dans d'autres clans. Soit, même si cela n'ai pas conseillé par le Clan des Étoiles. Mais cela n'est pas dans mon optique...  

Elle n'attend pas pour se détourner et s'éloigner, d'un pas trop lent pour ne pas attendre de réponse. Mais je n'ai pas la force de répondre. Tout ce qu'elle obtient, ce n'est qu'un soupir las, comme si je portais le poids du monde sur mes épaules. Et pour cause, il est tellement de choses que je ne peux dire à personne, que je dois garder pour moi et supporter seul, quel qu'en soit le prix...

Pourtant, malgré la plaie qui déjà se fait devoir de lacérer à nouveau mon coeur, plus avide encore, je ne peux m'empêcher de trouver à cette chatte une sorte de tristesse. Non pas en elle, mais qu'elle dégage malgré ses choix. Oui, elle est en colère. Mais pas contre moi, pas uniquement du moins. Sans oser m'avancer plus, elle me semble contenir une rage féroce envers pas mal de choses, bien que j'en ignore l'origine et tout le reste. Et dans un souffle, la brise emporte ce murmure à ses oreilles :

- Un point de vue bien triste, si tu veux mon avis... Si la haine habite ton coeur, ce n'est pas mon cas. D'ailleurs, elle t'aveugle à tel point que tu n'oses croire à ma sincérité. Toutefois, elle ne pourra que te conduire à la solitude, si tu n'arrives pas à lui imposer des limites. Est-ce donc cela que tu souhaites, Sagesse des Saisons ?

Car c'était elle, je n'ose plus en douter cette fois. J'avais entendu parler d'elle, vaguement du moins, sans jamais l'avoir rencontrée. Poison Versatile s'était un jour plainte sur son sort, sa solitude, je ne sais plus trop quoi... Et je ne veux pas m'en rappeler : ce n'est pas aux autres de conter son histoire, c'est à elle de la partager si elle le souhaite. D'ailleurs, je ne peux m'empêcher d'éprouver une pointe de mécontentement à mon égard, puisque je viens de briser mes propres principes en prononçant ces mots. Non, je n'aime pas pousser quelqu'un à parler de lui, mais rien ne l'oblige à répondre ; je souhaite seulement lui montrer que tous ne sont pas semblables et que si elle se laisse le croire, elle finira bien seule. Je veux seulement m'assurer qu'elle est consciente des conséquences, pour lui éviter des regrets que j'ai moi-même connu, il y a bien longtemps. Oui, j'étais le chat domestique, Le sac-à-puce des bipèdes et tout ce qui s'en suit. J'étais différent. Mais est-ce pour autant que je me suis permis de haïr ouvertement tout un chacun ? J'ai eu quelques appuis malgré mes origines, ce qui prouve bien que nous sommes tous différents. Il ne faut pas qu'elle l'oublie. Et si elle m'a entendue, ce dont je ne doute pas, tant mieux, j'espère que ça la fera réfléchir un tant soit peu.

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Deux silhouettes dans le couchant du soleil d'été... [PV Sagesse des Saisons]

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