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Et la Brise emportera nos songes enfantins... [Libre]

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Chef de la Petite Brise
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Chef de la Petite Brise
MessageSujet: Et la Brise emportera nos songes enfantins... [Libre] Sam 17 Oct - 22:50

Et la Brise emportera

nos songes enfantins...


With : //

Etoile de la Mélopée


La sombre silhouette, simple forme dans l'obscurité, se glissa hors de la tanière jusqu'au Promontoire. La brise fraîche venait faire danser avec élégance sa belle fourrure, qui virevoltait avec souplesse et délicatesse. La silhouette féline s'assit, noble et digne, et enroula sa queue autour de ses pattes gracieuses. Elle leva le museau vers la Toison Argentée, et ferma les yeux comme pour adresser une courte supplique au guerriers astraux. Si le vent balayant la lande sembla un instant faire bruisser les ajoncs plus fort, nulle réponse ne vint, nulle voix ne murmura quelques paroles rassurantes. La lueur de la lune fit briller les larmes discrètes qui dansèrent un instant dans les yeux de la chatte lorsqu'elle les ouvrit.

Le félin baissa la tête, arrachant son regard au ciel qui palissait déjà avec l'arrivée de l'aube. Les teintes roses et or qui dansaient dans l'Azur venaient effleurer son pelage, et y jouaient de leur mille reflets. Elle bondit du Promontoire, ses pattes légères produisant un bruit feutré lorsqu'elles touchèrent le sol. Le matou qui se trouvait assis au cœur du camp sursauta. Il se détendit en apercevant le pelage tacheté de la meneuse qui s'avançait vers lui. Elle le salua d'un battement de cil, et se glissa hors du camp après lui avoir apprit qu'elle reviendrait avant midi.
Tandis qu'elle s'éloignait, la brise matinale sifflant dans la bruyère et faisant ondoyer sa fourrure, elle entendit les saluts que se lançaient les félins qui s'éveillaient. La patrouille de l'aube s'apprêtait à partir. Les guerriers matinaux partaient chasser, tandis que les premiers apprentis venaient supplier leur mentor de leur donner une leçon de chasse ou de perfectionner leur techniques martiales. Les chatons piaillaient en s'échappant de la pouponnière pour jouer à la bagarre. Le camp s'éveillait.

La chatte calico accéléra le pas. Elle gagna bientôt la frontière. Elle hésita un instant à la traverser ou à rester sur ses terres pour chasser, mais opta finalement pour le premier choix. Elle reprit son chemin, ne tardant pas à tomber sur le lac. La meneuse se tapi près de l'eau pour se désaltérer, après avoir flairé l'air pour vérifier qu'aucun potentiel adversaire ne se cachait pas le coin.
Se redressant noblement, Etoile de la Mélopée s'assit, la queue enroulée autour de ses pattes, la tête haute et le regard porté sur l'horizon. La meneuse songeait, ses iris d’émeraude et d'azur ne reflétant pas la moindre ombre de sa tristesse. Silhouette dans l'aube naissante, Etoile de la Mélopée se dressait, fière et noble, l'eau venant doucement lécher ses pattes.

Elle laissa son esprit vagabonder vers ceux qui veillaient désormais sur ses pas. Encore les mêmes rêves qui la tenaient éveillée. Elle revoyait les larmes couler, le sang jaillir, elle revoyait d'ultimes souffles et des cœurs qui se brisaient. Non. La meneuse s'était promis de ne plus souffrir. Elle leur devait bien cela. Il faut cesser de ruminer le passé, ton Clan compte sur toi. se dit-elle. Mais qu'il était douloureux d'ignorer toute cette mélancolie ! Etoile de la Mélopée laissa échapper un soupir et s'ébroua pour chasser ces sombres pensées. Elle se leva et étira longuement ses muscles puissants, dissimulés par sa si belle fourrure tricolore. Les siens seraient toujours présent dans son cœur, et au sein du Clan des Etoiles. Voilà tout ce qui comptait.
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Solitaire
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MessageSujet: Re: Et la Brise emportera nos songes enfantins... [Libre] Lun 30 Nov - 12:42
Doux Félin du Nord.


Regarde-moi. Oui, regarde-moi. Ai-je donc l'air si effrayant ? Non ? Alors pourquoi t'en vas-tu, ombre nocturne ? Reste... Reste encore un peu... Pourquoi t'enfuis-tu ? Tu as peur, c'est cela ? Peur de moi... ? Mais pourquoi ? Dans le Nord, tu étais bien plus téméraire. Oui, tu as changé, mais tu n'es pas seule, tu sais. Moi aussi, j'ai changé. Mais peu importe, va. Va, que je puisse profiter des dernières ombres pour observer l'aurore. Oui, j'aime cet instant, car c'est le seul, avec le crépuscule, où je perçois encore des éclats de couleurs. Après, tout devient blanc, gris, vide. Et la nuit, la nuit les couleurs sont ternes. J'aime ce que je peux voir, en ces instants précieux.

Et lorsque les contours nettes de mon entourage commencent à s'estomper, je profite des couleurs que je peux percevoir, des multiples arcs-en-ciel que je perçois... Et d'un félin qui s'avance vers l'eau du Lac. Je l'observe, curieux, invisible à son regard de là où je suis. Ainsi perché dans un arbre, il ne peut me voir, et il faut dire que je ne souhaite pas vraiment attirer son attention. Je préfère mille fois profiter des dernières minutes de l'aurore.

Toutefois, je prends soin de rapidement le détailler, histoire de ne pas être pris au dépourvu s'il m'aborde. Car c'est là le seul désavantage de ma vision : je ne vois qu'une forme grise du félin, et je ne saurais le reconnaître ensuite, si je le recroise un autre jour. Et puis, parler à un fantôme n'est point rassurant, malgré mon habitude, car cela me mets mal à l'aise, d'autant plus que j'ai parfois du mal à savoir ce qu'il ressent en étant face à moi, hormis l'odeur entêtante de la peur qui manque rarement de se faire sentir.

L'animal d'une beauté innocente s'approche de la rive pour se pencher sur l'eau et y boire doucement. Sous son pelage que je devine blanc, noir et roux, ou quelque chose s'approchant de ces teintes, s'actionnent des muscles fins et puissants. Dans l'ensemble, l'animal est bien proportionné, élégant et d'une démarche fière. Je l'observe en silence, balançant de la queue dans le vide, agitant les moustaches tandis qu'il se redresse pour s'assoir bien droit. Il semblait pensif, tout à coup, d'autant plus que je me perdais moi-même à l'observer, silencieux dans mon arbre perché. Il semblait pensif, et ses pensées le dérangeaient. Il soupire, se redresse et secoue son pelage pour les chasser. Je me détourne.

Peu m'importe sa mélancolie et ses âmes perdues au fond de son coeur, je ne suis point là pour lui offrir mon soutien, n'est-ce pas ? J'observe l'horizon, mais, déjà, les couleurs deviennent trop rudes pour mes yeux trop clairs. Je soupire, mon regard se porte à nouveau sur le félin qui s'étire.

Comment aurais-je pu trouver tout à fait naturel de le laisser ainsi esseulé et m'en aller sans un mot ? Je suis là depuis qu'il est arrivé, et je serais parti en silence ? Je ne pouvais décidément pas, non. S'il m'avait remarqué, il m'aurait trouvé étrange, plus encore que simplement à cause de mon regard. Et puis, j'étais tenté de m'approcher, ne serait-ce que pour mieux l'observer, sentir son effluve que je devine douce et lointaine. Je m'étire donc sur ma branche, avise l'ombre qui se retire doucement. Non, si je descendais je n'en aurais plus, et mes yeux seraient bien mécontents. Je m'accroupis donc à la même place, dans l'ombre du feuillage encore accroché aux branches, et déclare posément, suffisamment fort pour que la chatte, car c'en est probablement une, m'entende distinctement :

Bien le bonjour, en cet étrange endroit.

Je l'observe de mes yeux translucides, paraissant le plus inoffensif du monde, ainsi perché dans un arbre, la queue pendante dans le vide, la noblesse des félins du Nord expirée de tout mon être. Je l'observe, silencieux, puis reprends :

Vous me voyez fort aise d'ainsi trouver quelque compagnie, très chère, je me nomme Aldefend.

D'un signe de tête respectueux, j'imite une révérence Nordienne, et mon accent appuie mes origines lointaines, mêlé à la voix mélodieuse d'un félin venant de loin. Je ne dis rien de plus, la laisse prendre le temps de répondre, espérant que je n'aurais pas à m'approcher moi-même ou qu'elle ne fasse de remarque sur ce détail, car le soleil me brûlerait les yeux et je me trouverai fort désappointé de devoir lui avouer que mes yeux ne sont pas seulement deux morceaux de glace mais également deux champs de bataille ravagés au moindre faux pas. Je l'observe et, déjà, la voilà qui ternit et ne ressemblera bientôt plus qu'à une tâche grisâtre dans une immensité de blanc... Je ne dis rien, attendant, battant lentement l'air de ma queue.

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MessageSujet: Re: Et la Brise emportera nos songes enfantins... [Libre] Dim 20 Déc - 12:21

Et la Brise emportera

nos songes enfantins...


With : Aldefend

Etoile de la Mélopée


« Bien le bonjour, en cet étrange endroit. »

La chatte tourna vivement la tête. Son regard balaya le paysage, et s'arrêta sur une silhouette dissimulée dans l'ombre d'un arbre. Le félin l'observait, peut-être depuis un moment. Elle se releva, se tourna vers l'inconnu. Sa queue battit l'air d'un ample mouvement, mais elle ne dit rien.
L'autre semblait attendre qu'elle s'approche. La meneuse savait qu'elle ne pouvait plus retourner à sa solitude, ignorer le félin, partir sans même le saluer. Pourquoi ne descendait-il pas à sa rencontre ? Serait-il trop méfiant, face à la meneuse ? Il n'en avait pas l'air, pourtant. Et il ne devait même pas savoir qui elle était, d'ailleurs.
Peu importait à la chatte de la lande. D'un pas souple, elle gagna le pied de l'arbre, s'arrêta et, levant sa queue vers le ciel en guise de salut, plongeant son regard vairon dans celui du mâle. Les yeux de ce dernier, fixés sur elle, avaient la pâleur de la glace, et luisaient comme s'ils étaient d'un blanc neigeux, mais elle ne se souciait guère de cette particularité. Pas plus que les muscles puissants qui se devinaient sous la longue robe crème du matou, qui en auraient effrayé plus d'un, ne l’impressionnèrent. Ses propres yeux, si différents l'un de l'autre, et sa propre force en avaient surpris plus d'un.

« Vous me voyez fort aise d'ainsi trouver quelque compagnie, très chère, je me nomme Aldefend. »

L'inconnu esquisse un salut étranger à ces terres, mais néanmoins courtois. La meneuse avait déjà compris qu'il venait d'ailleurs, à l'effluve ténue qui s'accrochait à son pelage, à l'accent de sa voix profonde, mais cette révérence ne faisait que le confirmer. Elle agita les moustaches. Il ne paraissait pas menaçant.

« Salutations, Aldefend. Pour ma part, mon nom est Etoile de la Mélopée. » répondit-elle de sa douce voix claire.

La calico bondit brusquement, avec la rapidité du serpent, et ses griffes acérées se plantèrent dans l'écorce de l'arbre qu'elle gravit en quelques bonds, avant de se glisser sur une branche voisine à celle où c'était perché le solitaire. Elle s'assit, portant de nouveau son regard vers l'autre.

« Puisqu'il semble que nous allions converser un petit moment, nous serons plus aise ainsi. » miaula t-elle.
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MessageSujet: Re: Et la Brise emportera nos songes enfantins... [Libre] Ven 20 Mai - 22:46
Doux Félin du Nord.


S'avance la belle demoiselle, malgré sa surprise et un air un peu désemparé. Elle a battu l'air de la queue, comme agacée, dérangée dans sa solitude et son intimité. Mais je ne puis prédire l'avenir, et si j'avais su que ma présence l'aurait tant incommodée, sûrement m'en serais-je allé. Sa présence ne m'intéresse guère, après tout.

D'un mouvement de queue, elle me salue. Un mouvement bien d'ici, et, pourtant, aux allures d'ailleurs. Elle plonge ensuite ses yeux dans les miens. Des yeux dépareillés. Vairons ? Ou sont-ce déjà les miens qui me jouent des tours ? Malgré tout, elle semble enfin se détendre suite à mes dernières paroles, décidant sûrement que je ne représentais pas une menace. Plaît-il ? Ai-je donc l'air si inoffensif ? Triste réputation oubliée, gâchée par excès de paix.

Salutations, Aldefend. Pour ma part, mon nom est Etoile de la Mélopée.

Brusquement bondit la calico. Moi, je ne cille même pas. Malgré ma vision qui empire de minute en minute, je perçois les mouvements de la chatte sans problème et j'ai remarqué la tension de ses muscles avant même qu'elle ne bondisse. Penchant légèrement la tête, j'accueille sa présentation et son arrivée dans l'arbre, à quelques dizaines de centimètres. Étoile de la Mélopée ? Un nom fort sympathique à mon oreille. Étoile... Serait-elle donc chef ? Une rapide analyse de son odeur -bien que venue d'ailleurs et incroyablement douce- m'apprend qu'elle fait partie du Clan de la Petite Brise. Hélas, mes connaissances au sujet des Clans s'arrêtent à les différencier et les observer de temps à autre.

S'assied la femelle, bien droite sur la branche épaisse, avant de reprendre la douce parole :

Puisqu'il semble que nous allions converser un petit moment, nous serons plus aise ainsi.

J'offre un petit sourire reconnaissant et satisfait avant de prendre la parole :

Fort bien, très chère. Votre avenance me comble de sympathie à votre égard, et je me vois fort déshonoré de n'avoir pu vous rejoindre moi-même. Quelle indélicatesse que de déranger une demoiselle ! Chef du Clan de la Petite Brise, si je ne m'abuse, d'ailleurs ?

N'est-il pas en rigueur, en ces lieux, que de décliner aussitôt à la présentation son appartenance et son rang ? Moi, j'ai appris ces manières bien loin d'ici, mais je les avais crues communes à tout lieu. Peut-être me suis-je trompé après tout. Cela n'a pas vraiment d'importance.

Cependant, mon manque de tact évident quant au déplacement me comble de frustration. Un chat digne de ce nom se serait déplacé pour une si gentille demoiselle, non ? Et moi, je la laisse venir à moi ! Ah, pauvre ingrat ! Tu le regretteras.

Désolé de l'énorme retard :/


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